Grimaud, Domaine de Beauvallon - Villa Seynave
Architecte: Neil Hutchinson
Ingénieur: Jean Prouvé
Construction: 1961
Photos: Pen Elope
jeudi 17 janvier 2013
Grimaud - Villa Seynave - J. Prouvé, N. Hutchinson
Libellés :
**** guests,
*Prouvé (Jean),
furniture,
Prefab houses,
private house
Pays/territoire :
Grimaud, France
lundi 14 janvier 2013
Rennes - Immeubles Les Horizons - G. Maillols
Rennes - Tours "Les Horizons"
Architecte: Georges Maillols
Construction: 1970-1971
Images de la construction : Fond d'archives Maillols
Architecte: Georges Maillols
Construction: 1970-1971
Images de la construction : Fond d'archives Maillols
Dans les années cinquante, l’architecte Georges Maillols se voit confier par le maire de Rennes, Henri Fréville, la rénovation d'îlots insalubres. Il s'investit alors dans la recherche d'un habitat moderne et générateur de bien-être pour tous, avec un principe fort "la géométrie comme base de l'architecture". Construites en 1970, trois ans avant la Tour Montparnasse à Paris, les tours des Horizons sont les premiers IGH (Immeubles de grande hauteur) de France. Placées sur un terrain étroit, elles devaient loger un millier de personnes dans 480 appartements et abriter un garage-parking de 440 places. Leur construction fut très rapide puisqu'un étage était construit par semaine. D'une hauteur de 100m, les tours comptent 35 étages et offrent une vue imprenable sur Rennes. Parfois appelées « Les Tours Jumelles » ou « Les Tours Siamoises », les Horizons font partie des symboles de la ville ou, pour reprendre les termes de leur architecte, le « témoin légitime de l’urbanisme contemporain ».
Libellés :
**** poch,
*Maillols (Georges),
buildings,
Space age
Pays/territoire :
Rennes, France
dimanche 13 janvier 2013
mercredi 9 janvier 2013
Valenciennes / St-Saulve - Eglise du Carmel - P. Székely
Valenciennes / Saint-Saulve - Eglise / Chapelle du Carmel de valenciennes
Architectes: Pierre Székely et Claude Guislain
Construction: 1964-1966
"L'Architecture d'un sculpteur" - L'Oeil - 1966
Photos Pierre Joly et Véra Cardot - L'Oeil - 1966
Le tabernacle a d'abord été taillé dans la pierre, puis fondu en bronze, et conserve ainsi, à l'extérieur, le grain du calcaire. L'intérieur, doré à la feuille, abrite le ciboire, dessiné également par Székély.
Sortant de la chapelle, les religieuses pénètrent dans l’avant-choeur, situé sous le clocher.
Architectes: Pierre Székely et Claude Guislain
Construction: 1964-1966
"L'Architecture d'un sculpteur" - L'Oeil - 1966
La chapelle du carmel de Valenciennes, à Saint-Saulve, que Pierre Székély vient d’achever avec la collaboration de l'architecte Claude Guislain, apparaît comme l'œuvre d'un sculpteur: le traitement des volumes sans fenêtres, l'équilibre de l'ensemble, l’unité des surfaces, expriment une conception plastique déterminée. Pourtant, chacun des éléments de l'édifice répond très précisément à sa destination et au programme détaillé fixé par l'abbé Devred, représentant la communauté et Instigateur de l’entreprise. C’est lui en effet, qui, en 1963, demanda à Székély de concevoir la chapelle et de la réaliser en collaboration avec un architecte de la région. Celui-ci, de son côté, avait accepté dès le départ, le principe de construire un édifice élaboré dans ses formes mêmes par un sculpteur.
Quant aux religieuses, leur décision fut prise après une visite de la mère prieure à Ronchamp, où elle découvrit, avec une émotion extraordinaire, une forme d’architecture sacrée qu’elle ne soupçonnait pas.
Avant d’établir son projet, Székély a fait de longs séjours près du Carmel, pour connaître la règle, le rythme des journées, le déroulement des offices et comprendre le sens du cérémonial qui entoure chacun des actes de la vie conventuelle, centrée autour de la chapelle. Le sculpteur avait en effet obtenu les plus larges permissions pour pénétrer dans le monastère malgré la clôture.
Après cette période de préparation, Székély sculpta en 24 heures une maquette qui fut adoptée aussitôt. L’architecte entreprit alors l’étude et la mise au point des plans d’exécution. La chapelle et ses dépendances comprennent deux parties distinctes — l’une réservée aux religieuses, l'autre au public — disposées sur deux axes perpendiculaires convergeant vers l’autel. L’ensemble, dominé par le clocher et le mur courbe du sanctuaire, s'élève à peu de distance du monastère, auquel il sera relié par un cloître en cours de construction.
Photos Pierre Joly et Véra Cardot - L'Oeil - 1966
Vue d’ensemble de la chapelle et des bâtiments annexes.
Le haut mur courbe, au centre, est celui du sanctuaire. A gauche, la nef et la tribune réservées au public ; à droite le clocher et le passage vers le chœur des religieuses.
Maquette du sculpteur Pierre Székély pour la chapelle du carmel de Valenciennes et les bâtiments annexes. En haut, à gauche, l'entrée des religieuses qui sera reliée au cloître en construction, le clocher abritant l'avant-chœur, puis le passage vers le sanctuaire, et
le chœur où les stalles sont disposées en hémicycle face au mur courbe entourant l’autel. L’autre aile comprend d'abord, contre la chapelle, le pré-sanctuaire et le narthex, avec l'entrée extérieure, la nef et la tribune, où le public prend place les jours d’affluence.
Les couleurs de la chapelle, à l’intérieur, sont celles du costume des carmélites : sol brun foncé comme la bure des robes, murs blancs comme les manteaux de chœur et les voiles des novices, plafond de tôle noire au-dessus de l'autel, comme les scalaires et les voiles des mères professes.
Des orifices circulaires découpée dans le plafond, laissent passer la lumière du jour qui trace sur le mur des "fresques" mouvantes, variant selon la position du soleil. La chapelle est également illuminée d'en haut, le soir, grâce à des projecteurs placés sous le toit de verre.
L'autel vu du choeur des religieuses. Székély a réalisé lui-même le tabernacle et les différents éléments du mobilier
liturgique: le chandelier pascal, le lutrin,
la lampe du sanctuaire, en cristal étiré,
la croix processionnelle en bronze coulée
sur une surface de pierre. Il a sculpté aussi
la chaire en travaillant directement dans
la carrière de pierre, à Euville. Le plafond,
ici, est en lames de pin.
Le tabernacle a d'abord été taillé dans la pierre, puis fondu en bronze, et conserve ainsi, à l'extérieur, le grain du calcaire. L'intérieur, doré à la feuille, abrite le ciboire, dessiné également par Székély.
Sortant de la chapelle, les religieuses pénètrent dans l’avant-choeur, situé sous le clocher.
Dans le mur de dédicace qui relie la nef
au sanctuaire, on a inséré un portrait
de sainte Thérèse de Lisieux, au-dessus
d'un orifice laissant voir les fleurs du jardin
symbolisant la spiritualité de la sainte.
Cette image est l’agrandissement d ’une photographie authentique (prise vers 1890) :
la volonté de renouveler l'iconographie religieuse
traditionnelle aboutit parfois à
substituer aux sujétions de l'art sulpicien
celles des habitudes visuelles répandues
aujourd’hui par le cinéma, le pop’art
et la publicité...
Le chœur et le clocher vus de l’extérieur. Les différente volumes sont raccordés entre eux par d'étroits éléments vitrés qui laissent entrer la lumière du jour. Le soir lorsque les lampes sont allumées dans la chapelle, l'éclairage filtre à travers ces "fentes" et illumine les murs extérieurs.
Devant le mur circulaire du choeur,
le narthex et l'entrée des visiteurs; à droite
la tribune; au fond, la paroi également
courbe qui s'élève, derrière l ’autel, à la
même hauteur que le clocher. Ce mur
protège le toit vitré de la chapelle contre
la pluie et le vent. Les murs du choeur,du sanctuaire et de la tribune sont en brique,
matériau traditionnel dans la région pour
les bâtiments d'habitation, tandis que
les lieux de passage sont en béton banché.
L’ensemble a été simplement blanchi pour
unifier l’édifice tout en préservant la différenciation
des volumes et des «épidermes».
Libellés :
**** tony crazeekid,
*Székely (Pierre),
church,
Sculptures - Arts
Pays/territoire :
Saint-Saulve, France
vendredi 4 janvier 2013
Paris - Groupe scolaire Sainte Jeanne-Elisabeth
Libellés :
**** 3615alexandre,
brutalism,
school,
Sculptures - Arts
mercredi 2 janvier 2013
Paris - Mémorial de la déportation - 1962 - G.H Pingusson
Paris 4ème - Mémorial de la déportation
Architecte: Georges-Henri Pingusson
Construction: 1962
Une seule issue s'ouvre sur les eaux de la Seine qui viennent battre derrière une grille puissante. Tout suggère l'emprisonnement et l'impossible évasion ; dans ce vide ne subsitent que ces deux présences éternelles et sans cesse renouvelées : le ciel et l'eau .
A l'opposé, la tombe creusée dans la terre où veille le feu du souvenir. Faisant retour sur ses pas, le visiteur peut alors entrer entre deux lourds pylônes dans cette crypte dont la masse énorme de béton fait de toutes les pierres de France, l'oppresse de son poids.
Cette tombe est placée dans l'axe du monument, à l'entrée d'une longue galerie dont les parois sont constituées par autant de lumières que de déportés morts dans les camps. 200 000 bâtonnets de verre luisent doucement dans la pénombre de la galerie, comme dans une chapelle ardente ; à son extrémité brûle une flamme jour et nuit.
De part et d'autre de la rotonde centrale, dans deux galeries transverses, des niches reçoivent les cendres des crématoires et la terre des 15 camps ; s'y ouvrent aussi des cellules de prisons vides évoquant le passage, l'étape obligée des déportés.
Sur les murs sont écrits et gravés quelques'uns des plus beaux cris de douleur, de révolte ou d'amour jaillis du coeur de ceux qui ont souffert avec eux. Cette crypte n'est pas faite pour des foules nombreuses, mais pour le visiteur solitaire qui viendra y méditer, y apporter sa pierre de deuil et de fidélité.
G.H Pingusson
Architecte: Georges-Henri Pingusson
Construction: 1962
... Il ne convenait pas de construire un temple de victoire mais un refuge dans le silence et l'obscurité. Ainsi le mémorial de la déportation devait sans effets théatraux, sans emphase, rappeler la mort lente de plus de deux cent mille déportés dans les camps nazis ; d'où l'idée d'une crypte, d'une tombe,d'une architecture repliée sur elle-même dans la puissance de la terre .
Il fallait d'abord accueillir le visiteur, lui laisser le temps de
s'éloigner
de la rue et du bruit, puis le placer hors du cadre familier de la ville
;
les quais, les arbres, les tours de Notre-Dame ; tout cet environ
pourtant noble devait s'effacer pour qu'au-dessus de lui se révèle seul
présent , cerné par les murs de la fosse profonde où il était descendu,
le ciel.
Une seule issue s'ouvre sur les eaux de la Seine qui viennent battre derrière une grille puissante. Tout suggère l'emprisonnement et l'impossible évasion ; dans ce vide ne subsitent que ces deux présences éternelles et sans cesse renouvelées : le ciel et l'eau .
A l'opposé, la tombe creusée dans la terre où veille le feu du souvenir. Faisant retour sur ses pas, le visiteur peut alors entrer entre deux lourds pylônes dans cette crypte dont la masse énorme de béton fait de toutes les pierres de France, l'oppresse de son poids.
Cette tombe est placée dans l'axe du monument, à l'entrée d'une longue galerie dont les parois sont constituées par autant de lumières que de déportés morts dans les camps. 200 000 bâtonnets de verre luisent doucement dans la pénombre de la galerie, comme dans une chapelle ardente ; à son extrémité brûle une flamme jour et nuit.
De part et d'autre de la rotonde centrale, dans deux galeries transverses, des niches reçoivent les cendres des crématoires et la terre des 15 camps ; s'y ouvrent aussi des cellules de prisons vides évoquant le passage, l'étape obligée des déportés.
Sur les murs sont écrits et gravés quelques'uns des plus beaux cris de douleur, de révolte ou d'amour jaillis du coeur de ceux qui ont souffert avec eux. Cette crypte n'est pas faite pour des foules nombreuses, mais pour le visiteur solitaire qui viendra y méditer, y apporter sa pierre de deuil et de fidélité.
G.H Pingusson
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